"La pièce de Schafer est la vaste rêverie d'un violon perdu dans la forêt orchestrale. Elle requiert un (ou une) soliste de toute première grandeur, qui était lundi soir la jeune Noémi Racine Gaudreault. Son contrôle de la matière musicale, sa concentration, sa prodigieuse exactitude jusqu'au suraigu le plus pointu et le plus proche de l'inaudible: tout cela a laissé la salle entière bouche bée." Claude Gingras, La Presse, 22 octobre 2008 |
"Sa
Vie d'un héros est une oeuvre captivante et autrement plus valable
que ce que l'OSM nous propose habituellement comme musique d'ici. Rien
à voir avec Richard Strauss - plutôt, avec Claude Vivier.
Du compositeur mort aussi tragiquement qu'il avait vécu, Boudreau
reprend certains thèmes et les transforme en un vaste concerto
pour violon "biographique" ou l'archet de la prodigieuse Noémi
Racine Gaudreault zigzague pendant une demi-heure, comme en révolte
contre une masse de cordes tonale et à l'unisson, avant de regagner
lentement les coulisses. On pense à Vivier, toujours en lutte
avec ce qui l'entourait. Magnifique dans sa morbidité, l'oeuvre
nous tient en haleine de la première à la dernière
minute". |
"Au
chapitre de la brillance, un coup de chapeau à la violoniste Noémi
Racine Gaudreault s'impose. Elle a assuré la lourde partie soliste
de La Vie d'un héros de Boudreau avec justesse et assurance. La
partition est un hommage - avec citations de son oeuvre - à Claude
Vivier. On retiendra avant tout la lancinance du premier volet et la fin,
avec un thème épuré joué par la soliste quittant
petit à petit la scèene. L'effet saisissant, préparé
par un épisode scandé par une alliance de cloches tubulaires
et de xylophone, évoque irrésistiblement le titre d'une
oeuvre récente d'Adams, On the Transmigration of Souls".
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"The highlight was his own composition, La Vie d'un héros, a three-movement work for strings (and a little percussion) based on themes by Claude Vivier (1948-1983). In keeping with that composer's stress on monody and preference for an esatern sound, the work was simple in texture. Dramatic unisons brought to mind the uncomplicated music of Alan Hovhaness. But there was complexity in the person of violin soloist Noémi Racine Gaudreault, who played a free-form commentary throughout, ending with a remarkably touching figure, which she repeated while walking solemnly off the stage. I craved more harmony and counterpoint in the final movement, but overall this was a success". Arthur Kaptainis, The Gazette, March 10th 2007 |